CELIA DANIELLOU-MOLINIE  Texte et mise en scène

Après des études de littérature et de théâtre à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, une première mise en scène et plusieurs court-métrages réalisés à l’âge de vingt ans, Celia Daniellou-Molinié choisit d'emprunter des chemins buissonniers, continuant son exploration plutôt que de se jeter dans l’urgence de la création. Pendant dix ans, elle cherche par tous les moyens, par l’immersion et par la pensée, par la pratique et par la théorie, à comprendre comment le réel et le théâtre s’entrechoquent, peuvent se servir l’un l’autre : elle se forme à la mise en scène auprès d’Ariane Mnouchkine et de Jacques Lassalle, pratique le Théâtre de l’Opprimé avec des publics précaires, anime des ateliers de théâtre et d’écriture, écrit une thèse reposant sur une longue enquête de terrain, enseigne à l’Université, travaille comme dramaturge auprès de différents auteurs. Forte de toutes les exigences de ces expériences précédentes, elle se lance en 2018, avec la création de 16.51 Ouest, le défi de s’emparer de territoires sociaux, historiques ou mentaux parfois mal connus avec l’humilité du chercheur et la rigueur de l’artiste. Finistères représente pour elle le premier volet d'une réflexion autour de l'irreprésentable, de la transmission de l'indicible.

FRANCIS RESSORT  Jeu

Après presque une décennie passée au Théâtre du Soleil à goûter l’intensité de la vie de troupe et l’intransigeante ferveur de la création (Tambours sur la digue, Le Dernier Caravansérail, Les Ephémères), Francis Ressort navigue depuis 2008 entre le cinéma, le théâtre et la télévision. Formé au jeu masqué auprès d’Ariane Mnouchkine et d’Omar Porras, au clown auprès d’Hervé Langlois et du Rire Médecin, à la danse auprès de Carolyn Carlson, chaque rôle est pour lui une occasion d’ouvrir une nouvelle porte : celle de la poésie des mots (Trois hommes sur un toit de Jean-Pierre Siméon, mise en scène Antoine Marneur), du travail avec des marionnettes (Le Petit Prince de Saint Exupéry, mise en scène Stéphane Pézerat), du jeu masqué (La tempête de Shakespeare, mise en scène Rafael Bianciotto et Ned Grujic), du tango argentin (Preuve d’amour de Roberto Arlt, mise en scène Rafael Bianciotto), de la danse contemporaine (En chemins, Compagnie de l’Amandier). Avec Finistères, son goût pour la découverte de nouvelles techniques rencontre celui pour les personnages intenses : entre la virtuosité rieuse du magicien Alban et les frayeurs abyssales de son frère Titouan, c’est ce grand écart que le comédien se propose d’expérimenter.

ARTHUR CHAVAUDRET  Création magique et enseignement cartomagie

Arthur Chavaudret est magicien-illusionniste. D’abord magicien de close-up, cette forme de magie qui se pratique à proximité du public et peut être réalisée sans dispositif technique particulier, sans grandes contraintes matérielles, n’importe quand et n’importe où. S’il choisit cette discipline pour ces raisons pragmatiques, sa rencontre avec le magicien Jacques Delord a rapidement conforté son ambition artistique. Au Centre National des Arts du Cirque (CNAC), il s’interroge sur la définition même de la magie au-delà de la question du trucage : la question n’est plus seulement technique, elle devient dramaturgique. Afin d’élargir ses horizons, il collabore avec divers artistes et propose son regard au renouveau de l’art magique, devenu territoire de recherches et d’esthétiques radicales : il fait partie du Collectif Micro Focus, collabore avec Yann Frisch, avec la compagnie 14:20, avec Macha Makeïeff... La magie n’importe où, n’importe quand : qu’il s’agisse de scènes, de rues ou encore de jardins, il expérimente les lieux, les contours et les possibilités de la magie. Pour Finistères, ce n’est pas seulement une expertise technique qu’apporte Arthur Chavaudret, c'est un regard sur l’illusion : la magie experte et joyeuse d'Alban, celle, incontrôlable et omniprésente, de son frère Titouan, comme deux rapports au monde, au vrai, au faux et aux infinis possibles.

 

ELSA REVOL  Création lumière

Après des études scientifiques, Elsa Revol entre à l’ENSATT en section lumière. Parallèlement, elle se forme auprès d’André Diot en suivant plusieurs de ses créations lumières de théâtre ou d’opéras. En 2007, Elsa Revol rejoint le Théâtre du Soleil pour la régie lumière de la tournée internationale du spectacle Les Éphémères. Par la suite, elle conçoit la nouvelle installation électrique des différentes nefs de La Cartoucherie, avec des choix technologiques permettant une plus grande souplesse pour la création, puis elle crée les lumières de tous les spectacles suivants du Théâtre du Soleil : Les Naufragés du Fol Espoir, Macbeth, Une Chambre en Inde. Elle collabore par ailleurs avec de nombreux metteurs en scène de théâtre (Galin Stoev, Yann Reuzeau, Léonie Simaga, Serge Nicolaï,…).

Depuis 2009, elle développe une réflexion autour de l’éclairage de spectacles de magie nouvelle. Elle éclaire les spectacles d’Etienne Saglio (Le Soir des Monstres, Les Limbes, Le Bruit du loup), Yann Frisch (Le syndrome de Cassandre, Le Paradoxe de Georges), la compagnie 14:20 (Faust, Der Freischütz). Elle fait des interventions au Centre National des Arts du Cirque, section Magie nouvelle. Elle offre donc au spectacle Finistères cette double compétence : celle d’une créatrice de lumières de théâtre et celle, avec ses enjeux propres, d’experte en éclairages « magiques ».

STEPHANE LECLERCQ  Création sonore, régie son et lumière

Formé en 2008 à Toulouse aux techniques de l’ingénierie du son, Stéphane Leclercq rencontre Laurent Minh, ingénieur mastering et électronicien de renom, auprès de qui il "réapprend" l'ouïe et l’écoute, la reproduction sonore audio-numérique et ses relations intimes avec l'électronique. Il travaille en réalisation phonographique au studio Producson en épaulant Cyril Chateau dans l’enregistrement et le mixage de musique actuelle. En 2010 il se fait happer par le spectacle vivant contemporain et œuvre pour le Théâtre Garonne et le Théâtre de Gennevilliers au service de quelques grands noms actuels (Maguy Marin, Roméo Castellucci, Pascal Rambert…) Il entame en 2011 une collaboration avec Joris Lacoste sur Le vrai spectacle, puis sur la création de Suite n°2 et Suite n°3. L’utilisation de la parole comme matière première au théâtre révèle la nécessité de l’expérimentation de la multidiffusion comme outil d’écriture, tant au niveau du réalisme sonore face aux positions d’écoutes multiples que forme un public, que dans la création d’effets qui distordent la réalité acoustique d’un lieu. De plus en plus investi dans les questions de spatialisation sonore, il approche en 2017 la WFS, système de synthèse de front d’onde, le déploie sur la création de Suite n°3 de Joris Lacoste et Pierre-Yves Macé et se spécialise dans cette technique pionnière. Il collabore parallèlement avec d’autres metteurs en scène et compagnies en création sonore, lumière et régie générale (Silvia Costa, Compagnie KAMMA, Premier Stratagème, Dominique Brun). Il continue avec Finistères ses recherches sur la multidiffusion, tentant de faire exister par le son cet ailleurs invisible du personnage de Titouan et le dérèglement de ses perceptions.

CATHERINE LAMAGAT  Création musicale

Formée en chant, violon, composition au CNR de Bordeaux, et en musicologie à Toulouse (Maîtrise), Catherine Lamagat collabore depuis vingt ans avec des compagnies de danse, de théâtre et des poètes. Elle performe, improvise, pratique violon acoustique et violon électrique, explore oud, piano, kalimbas, flûtes, bols tibétains, percussions, et elle écrit (mots et musiques).  Son engagement artistique la conduit à travailler avec des compagnies sensibles à un cheminement intérieur et à une réflexion sur la société.  Ses rencontres : Compagnie N.A.J.E (issue du Théâtre de l’Opprimé, Paris), Théâtre du Potimarron (Compagnie de Théâtre-Forum, Strasbourg), Théâtre de la Source (Bordeaux), Compagnie Las Meninas (théâtre, Marseille), Compagnie Luc Maubon (danse, Montpellier), Klaüs Compagnie (danseurs valides et invalides, Bordeaux), Compagnie Mots-Arts (danse, conte, Marseille). Dans Finistères, elle se propose d’explorer l’idée d’une musique qui n’en est pas, de construire l’intériorité sonore d’un personnage au réel glissant.

LUCAS THEBAULT  Régie plateau

Après une formation d’architecte à l’E.N.S.A Paris Belleville et de scénographe à l’E.N.S.A de Nantes, Lucas Thébault travaille en collaboration avec des metteurs en scène (Thierry Lutz, Stéphanie Dussine, Agnès Jobert,…), construit des décors de théâtre et de courts métrages et intègre des équipes de design d'expositions (Villes flottantes d’Aurélien Bory au Havre, Chaplin’s World à Corsier-sur-Vevey). Il est actuellement assistant, régisseur plateau et constructeur pour Gus l’Illusionniste.

BARBARA GASSIER  Costumes

Barbara Gassier s’oriente très tôt vers la couture en s’inscrivant dans un lycée professionnel. Les stages qu’elle choisit la conduisent au théâtre et à l’opéra, la faisant voyager jusqu’à New-York au Metropolitan Theater en 2000 pour travailler dans l’Atelier de chapeau. Après l’obtention de son diplôme, elle choisit un DEUG d’Anglais et Art du Spectacle afin d’expérimenter la fac et les ateliers théâtre. En 2002, elle entre à la Martinière, école proposant un Diplôme des Métiers d’Art Costumier. Au cours de ces deux années, elle travaille, entre autres, la coupe en un morceau avec Dominique Fabrègue et le tailleur avec Patrick Lebreton. C’est durant l’un de ses stages au Théâtre du Soleil qu’elle expérimente la teinture japonaise, avec Isabelle de Maisonneuve. Puis, une fois diplômée, elle intègre des théâtres comme La Colline-Théâtre national, le Théâtre des Amandiers à Nanterre, le Théâtre de l’Est Parisien. Travaillant aujourd'hui à l'atelier costumes de l'Opéra Comique, elle collabore également avec de nombreuses compagnies et metteurs en scène : le Théâtre Yunke (Macbeth, Zakowsky ou la vie joyeuse), Mohamed Rouhabi et la Compagnie des Acharnés (All power to the people), Jérémie Le Louët et la Compagnie des Dramaticules (Don Quichotte, Hamlet), Antoine Marneur et le Théâtre du Détour (Trois hommes sur un toit).

 

QUENTIN LEVI  Enseignement cartomagie et improvisations nourrières (voix de Titouan)

Comédien formé au Conservatoire du 6ème arrondissement de Paris et à l’école Claude Mathieu, Quentin Lévi chemine parallèlement comme prestidigitateur. Il remporte en 2016 le "Concours Magique de la Gaité"; organisé par MagicDream, effectue régulièrement des prestations en cabaret, café, restaurant, ainsi que des prestations et ateliers pour les plus jeunes. Il monte en 2020 son premier spectacle alliant magie et théâtre, Quentin sur la lune.

CAMILLE GRANDVILLE Improvisations nourricières (voix de la mère)

Formée au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, Camille Grandville a travaillé au théâtre, au cinéma ou à la télévision avec de nombreux metteurs en scène (Robert Lepage, Ariane Mnouchkine, Christian Schiaretti, Jean-Pierre Wenzel, Bernard Bloch, Gérard Mordillat, Jeanne Labrune,…). 

JEAN-PAUL RAMAT  Improvisations nourricières (voix du père)

Après avoir été comédien au sein du Théâtre du Campagnol (En r’venant d’l’expo, David Copperfield, mis en scène par Jean-Claude Penchenat), Jean-Paul Ramat a rejoint Augusto Boal et le Théâtre de l’Opprimé. En 1997, il crée avec Fabienne Brugel la compagnie NAJE, Nous n’Abandonnerons Jamais l’Espoir. 

FRANCOIS-XAVIER ROUYER  Improvisations nourricières (voix de Titouan)

Après des études de cinéma (Master à Paris III) et de théâtre (Conservatoire du VIe arrondissement de Paris, Master de mise en scène à la Manufacture de Lausanne), François-Xavier Rouyer écrit et met en scène pour le théâtre Spécimen et Nuit, et réalise des courts-métrages. En juin 2014, il présente une adaptation de L’Ève Future au Théâtre de Vidy-Lausanne. Il crée ensuite Hôtel City, oeuvre composite entre le cinéma, le théâtre et l’installation plastique, présentée au festival NEW-NOW d’Amsterdam et au Centre d’Art Contemporain de la Chaux-de-fonds en 2016. Il collabore régulièrement avec des metteurs en scène tels que Robert Cantarella, Emilie Chariot, Gildas Milin et Philippe Quesne. Son spectacle La Possession sera créé au Théâtre Vidy-Lausanne et au Théâtre des Amandiers de Nanterre à l’automne 2021.